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    Terrorisme : des policiers épuisés par les menaces

    Terrorisme : des policiers épuisés par les menaces

 

  Formation des policiers :

Pour pouvoir accomplir leur travail d’observation des détenus, les personnels de surveillance doivent également pouvoir bénéficier d’une formation adaptée à la détection de comportements radicaux dont les signes sont désormais moins visibles.

Il convient en particulier, de leur donner les moyens de distinguer les comportements radicaux de ceux relevant d’une pratique fondamentaliste de l’islam.

Seule une formation spécifique pour en effet fournir les instruments nécessaires à la compréhension de ces comportements.

À défaut, on risque d’aboutir à une suspicion généralisée des personnels de surveillance vis-à-vis de pratiques religieuses non-radicales, pouvant être perçue par certains détenus, comme une stigmatisation de l’islam, elle-même, susceptible de favoriser leur radicalisation.

S’agissant de la formation initiale, en 2014, 1 500 personnels pénitentiaires, dont 1 400 surveillants, ont bénéficié d’une formation à l’approche des religions, la laïcité, et au phénomène de radicalisation à l’école nationale de l’administration pénitentiaire.

Concernant la formation continue, le ministère de la Justice, prévoit une action de sensibilisation à l’attention de l’ensemble des surveillants, premiers surveillants, et conseillers d’insertion, et de probation des 27 établissements considérés comme sensibles.

Une formation plus approfondie à destination des cadres, d’une durée de deux jours est en cour d’élaboration, s’inspirant notamment, des formations et des partenariats déjà existants.

5. 3 millions d’euros seront consacrés en 2018 à la formation des personnels pénitentiaires dans le cadre du plan de lutte contre la radicalisation.

 

“Si les surveillants ont un rôle central à jouer en matière de repérage de la radicalisation, il est également important d’impliquer l’ensemble des partenaires intervenant en milieu carcéral, qu’il s’agisse des enseignants, des conseillers d’insertion et de probation, des équipes médicales, ou des aumôniers”, Audrey Crespo-Mara.

Il convient donc, de développer les formations de l’ensemble de ces acteurs à la connaissance des phénomènes de radicalisation, mais aussi de renforcer leur coordination sur ces questions, ajoute, la journaliste française “Audrey Crespo-Mara”.

 

Dans cette perspective, le programme “Pathfinder” mis en œuvre au Royaume-Uni, dont la commission d’enquête a pris connaissance lors de son déplacement à Londres, constitue un exemple intéressant d’approche standardisée et pluridisciplinaire de la détection de la radicalisation en milieu carcéral.

 

  Faire débuter la détection dès l’accueil des détenus dans les quartiers arrivants :

La mise en œuvre d’une telle approche pluridisciplinaire pourrait permettre de commencer le travail de détection des détenus radicaux dès l’accueil dans les quartiers d’arrivants.

Cette approche pourrait s’inscrire dans le cadre des procédures existantes.

Il conviendrait d’inclure expressément la radicalisation dans les éléments relatifs à la dangerosité et à la vulnérabilité des personnes détenues, recherchés dès cette phase d’accueil, grâce à la diffusion d’une grille d’évaluation standardisée et à l’examen par les commissions pluridisciplinaires uniques de la situation et de la personnalité des détenues au regard des critères renseignés dans cette grille.

Dans une même perspective, il pourrait également être utile de faire évoluer la composition des CPU, afin de l’adapter à l’évaluation du risque de radicalisation, en permettant par exemple la participation de représentants du renseignement pénitentiaire.

La création de CPU spécifiques, comme il en existe s’agissant de la prévention de suicide, pourrait également être envisagée.