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Les SOFICA : une super niche fiscale

Les SOFICA : une super niche fiscale

L’État accorde une manne de 3. 6 milliards d’euros au secteur du cinéma !

La majorité des films français qui feront parler d’eux au festival de Cannes – un festival de cinéma international se déroulant à Cannes chaque année – ont été financés par des SOFICA. Ces fameuses entreprises proposent aux particuliers d’investir dans l’industrie cinématographique et audiovisuelle. Mais depuis quatre ans, ceux-ci semblent moins enthousiastes.
Les SOFICA sont agréées chaque année par le centre national du cinéma et l’Autorité des Marchés Financiers. Celles-ci sont au générique de “Mia Madre” de Moretti Nanni, de “Mon roi” de Maiwenn, “Julien et Marguerite” de Donzelli Valérie, mais également de “Dheepan” d’Audiard Jacques, de “La tête haute” de Bercot Emmanuelle…
Les SOFICA, qui financent deux films français sur trois, aux côtés des chaînes de télévision, des distributeurs et des réalisateurs, ont soutenu bon nombre des œuvres projetées sur la Croisette cette année – Cannes fait rimer son nom avec celui de la Croisette – à voir le jour. SG Image 2018, par exemple, en a déjà, à elle seule, trois à l’affiche : Burn Out de Yann Gozlan, Les Anarchistes et Dheepan de Wajeman Elie. Celle-ci est conseillée par la société de gestion A Plus Finance.
“Les SOFICA sont de plus en plus sollicitées pour boucler les plans de financement des œuvres cinématographiques et audiovisuelles françaises, étant donné que le besoin de financements alternatifs va croissant, les producteurs et les réalisateurs souhaitent moins s’impliquer, et les chaînes de télévision investissent moins”, observe Niels Court-Payen, le président et co-fondateur d’A Plus Finance.

Défiscalisation : payez moins d’impôts avec les SOFICA !

Si ce rouage de la création audiovisuelle et cinématographique française fonctionne tellement bien, c’est principalement grâce aux investisseurs, notamment les particuliers qui confient, chaque année, leurs épargnes aux SOFICA. Non pas uniquement par amour du 7e art, mais également, car ce placement atypique et risqué leur donne droit à une réduction fiscale – allant jusqu’à 72 % avec certains investissements.
“Cette réduction d’impôt sur le revenu aide les sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel à collecter, mais celle-ci a une contrepartie : les SOFICA doivent investir dans le développement en amont des projets, financer des films ou des séries télévisées à petit budget, des premiers ou deuxièmes films, la partie la plus risquée, lorsque tout peut encore être annulé”, rappelle le directeur général du centre national de la cinématographie.
Donc ces fameuses et indémodables sociétés aident notamment les films d’auteur – l’ensemble des films d’un scénariste reflétant sa personnalité artistique -, ceux justement qui tiennent le haut de l’affiche au festival de Cannes.