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L’emploi des jeunes en Afrique

L’emploi des jeunes en Afrique

Ces trois dernières années, pendant que la croissance s’affichait à deux chiffres au Congo-Brazzaville, le chômage augmentait de 5 %. Durant la dernière décennie, l’Afrique a produit des statistiques de croissances parmi les plus fortes du monde, sans grand impact, malheureusement, sur l’emploi. Dans la région africaine, il n’y a pas de déterminant spécifique au défi de l’emploi des jeunes. Il s’agit en effet d’une combinaison de facteurs contribuant à amplifier, voire aggraver une situation qui, de ce fait, est devenue une priorité politique pour le continent.

Les taux de chômage sont trop élevés en Afrique du Nord et, selon les dernières estimations du groupe de la Banque Mondiale, devraient rester élevés au cours des 5 prochaines années. Le chômage peut certainement être considéré comme étant à l’origine des soulèvements du printemps arabe. En revanche, les taux de chômage restent relativement faibles en Afrique subsaharienne, puisque la plupart des jeunes ne peut pas se permettre de ne pas travailler. Ces jeunes souffrent néanmoins du manque de conditions de travail décentes et de sous-emploi. Il est à noter que sur les 42 % du total de travailleurs pauvres, les jeunes de moins de 30 ans représentent 36 %.

L’avenir de l’emploi en Afrique

D’après une récente étude de l’Organisation Internationale du Travail, le continent africain compte à ce jour 980 000 personnes en âge de travailler, soit 63 % de sa population globale.
Le rapport indique aussi que 75 % de cette population participe au marché du travail, dont 5. 9 % uniquement est formellement au chômage. L’Organisation Internationale du Travail indique toutefois que ces chiffres cachent une réalité bien plus sombre. Il est important de souligner que, en Afrique, 92 % des emplois sont dans le secteur informel.

Par exemple, au Congo-Brazzaville, la croissance de ces quatre dernières années a été assez soutenue grâce essentiellement aux exportations d’hydrocarbures et de matières premières agricoles.
L’analyse du marché de l’emploi révèle un certain nombre de paradoxes. Premièrement, la notion de taux de chômage y est d’une portée trop limitée en raison de la prévalence de l’emploi vulnérable et du sous-emploi. Deuxièmement, malgré des taux de croissance du Produit Intérieur Brut soutenus, la capacité des économies africaines à créer des emplois est restée singulièrement limitée.

Enfin, tandis que la population africaine augmente de manière significative, les offres d’emploi Brazzaville proposées par les sociétés stagnent, et le coût de la main-d’œuvre reste beaucoup plus élevé sur le continent que presque partout ailleurs dans le monde en développement.