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mon blog perso, mon petit coin de reflexion

      Le Parti communiste français aux élections municipales de 1989 !

      Le Parti communiste français aux élections municipales de 1989 !

 

Le PCF est un parti politique français fondé en décembre 1920.

Au total, les élections de 1989 aboutissent un repli sensible du communisme municipal, dont les pôles de résistances – très relatives – se concentrent dans la proche banlieue de la capitale, dans “les campagnes rouges” du centre de la France, et dans une moindre mesure, dans le Nord.

 

Ce mouvement masque-t-il, comme l’affirment les dirigeants du PCF, un redressement électoral, et une atténuation du handicap sur le Parti socialiste, que révélerait, l’analyse des suffrages ?

   Quelle remontée électorale ?

Pour atténuer la portée des pertes subies dans les mairies, la direction du PCF met l’accent d’une part sur l’attitude du Parti socialiste” et sur sa responsabilité dans la multiplication des affrontements à gauche, d’autre part sur “la progression en voix” des candidats communistes par rapport aux élections législatives de 1988.

Le premier argument, outre qu’il fait bon marché du comportement des électeurs eux-mêmes, lorsqu’ils avaient à choisir entre les deux composantes de la gauche, n’est fondé qu’en partie.

Certes, “les primaires” qui ont eu lieu dans un tiers des communes de plus de 3 500 habitants ont joué un rôle non-négligeable, dans les défaites communistes.

Près de la moitié des villes de cette importance qui s’était donnée un maire communiste en 1983 (163 sur 336), ont vu des socialistes “officiels” ou “dissidents”, seuls ou alliés à des Centristes se réclamant de “la majorité présidentielle” (ou, plus rarement à des communistes dissidents), tenter de ravir la mairie au Parti communiste (PC).

Dans 67 cas, cela a contribué à l’échec de la municipalité sortante.

Ainsi, sur les 95 mairies perdues par le PC dans cette catégorie de communes, 70 % l’ont été à la suite (mais pas toujours à cause) d’un affrontement entre communistes et socialistes.

Encore, faut-il noter dans 14 de ces communes, de tels affrontements avaient déjà eu lieu en 1983 sans que le Parti communiste en pâtisse.

Si l’on y ajoute les 28 villes perdues sans qu’il y ait eu division de la gauche, la portée de l’argument se trouve sensiblement réduite.

Enfin, même si nombre de candidats socialistes ont fait preuve d’une excessive présomption, ou d’une grande naïveté, en imaginant que les rapports de force établis lors des élections présidentielles ou législatives de 1988, étaient immédiatement transportables au niveau municipal, les victoires remportées par certains autres ont légitimé a posteriori leur démarche.

     Évolution des suffrages communistes et socialistes dans les communes de plus de 3 500 habitants où avaient lieu “des primaires” en 1983 et en 1989 :

Les deux tiers des villes perdues par le Parti communiste à la suite “des primaires” ont en effet élu des maires socialistes ou socialistes dissidents.

Ainsi, s’est trouvé souligné le caractère artificiel des prétentions du parti communiste français qui revendiquait le leadership de la gauche, partout où il exerçait en 1983, bien souvent sur la base d’un rapport de force établi en 1977.

Ce refus de prendre en compte les évolutions survenues depuis dix ans, s’est vu également sanctionné dans les 79 villes de plus de 3 500 habitants que les communistes avaient perdues en 1983, et où ils entendaient conserver la direction de la gauche.

Sur les 50 villes où les socialistes leur contestaient cette vocation en leur opposant des listes adverses, les listes communistes ne les ont devancés que dans dix cas.

Le conseiller actuel d’Emmanuel Macron, l’essayiste libéral “Mathieu Laine”, juge que les jeunes de nos jours se trompent de combat (communiste-socialiste) et les invite à l’analyse !

“Si on n’est pas communiste à l’âge de 20 ans, c’est qu’on a pas de cœur.

Si on l’est toujours à 40 ans, c’est qu’on n’a pas de tête”

Mathieu Laine a beaucoup critiqué cette formule, en disant que le communisme tétanise le pouvoir et tue dans l’oeuf l’audace réformiste.