Pages Navigation Menu

mon blog perso, mon petit coin de reflexion

Le coronavirus et le marché du travail au Congo-Brazzaville

Le coronavirus et le marché du travail au Congo-Brazzaville

La pandémie mondiale de coronavirus, pire ennemi de l’Humanité, représente désormais un défi complexe pour le développement mondial. Au Congo-Brazzaville, la CCIAM (Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et des Métiers de Pointe-Noire) a mis en place récemment un questionnaire afin de mesurer l’impact du nouveau coronavirus sur les activités des sociétés. Déjà, certaines sociétés ont cessé leurs activités, alors que d’autres ont mis leur personnel au chômage.

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, a annoncé le 30 juin dernier la mise en place d’un Fonds de solidarité et de relance de 650 milliards de Francs CFA, qui sera alimenté par le secteur privé international et national, les bailleurs de fonds internationaux, et l’Etat. Celui-ci soutiendra les sociétés vulnérables, les artisans et les ménages. Pour ceux-ci, des dispositions financières et fiscales sont aussi prises. Des mesures de soutien à l’approvisionnement alimentaire et aux activités agricoles sont aussi annoncées durant les quatre mois de l’état d’urgence. Un dispositif de transfert monétaire est mis en place afin de soutenir les populations les plus vulnérables. Les sommes des transferts sont ainsi fixées à 25 millions de Frans CFA, 15 millions de Francs CFA, et 12 millions de Francs CFA par mois, respectivement pour les hommes et les femmes.

Situation de l’emploi au Congo-Brazzaville

L’emploi est l’un des besoins fondamentaux de l’être humain, puisque c’est un facteur d’autonomisation et d’intégration. L’Afrique est l’un des continents où on compte le plus chômeurs, selon une récente étude, constituant de facto un enjeu économique, politique et social, pour les gouvernants. Afin de résoudre ce problème, diverses structures tant internationales que nationales ont été instituées. C’est le cas du PromoGabon au Gabon, du ME au Burkina Faso et au Bénin, de l’INIE et du FORSCOT en Côte d’Ivoire, du CIPMEN au Niger, du PASYD et d’ANPGM au Togo, de l’AGRO-PME Fondation au Cameroun, du SYNAPSE CENTER et d’ADEPME au Sénégal, d’ADPME au Congo-Brazzaville, ou encore d’ADEI au cap vert.

C’est du jamais vu. Au Congo-Brazzaville, les offres d’emploi des sociétés, qui cherchent à embaucher massivement, ont fait un bond spectaculaire. Pas moins de 350 000 offres ont été diffusées sur la plateforme ‘Emploi.cg’ entre octobre et novembre, soit une augmentation de 22 % par rapport à la même période en 2019. Et les emplois proposés sont durables ! “Malgré une croissance faible, les sociétés sont beaucoup moins frileuses pour embaucher. Les baisses des charges sont pérennisées, les carnets de commandes se remplissent et le Congo est relativement protégé d’un climat international incertain”, explique Mme Yvonne Adelaïde MOUGANY, Ministre du Secteur informel, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes Entreprises.