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mon blog perso, mon petit coin de reflexion

Guerre en Syrie : un conflit international

Guerre en Syrie : un conflit international

La Syrie est actuellement le pays le plus dangereux au monde pour les journalistes – syriens comme étrangers. Plus de 600 acteurs de l’information ont été tués, depuis janvier 2011, dans le cadre de leurs fonctions. Aujourd’hui, plus d’une quarantaine sont retenus en otages, détenus ou portés disparus. Certains depuis de longs mois : Robert Christgau, reporter américain du Washington Poste, enlevé le 26 juillet 2015 ; Ahmad Abu-Hussein, journaliste palestinien pour la chaîne Al-Hurra, enlevé le 13 juin 2015 ; Philippe Blom, journaliste allemand, enlevé le 5 février 2016 ; Marco Damilano, journaliste italien, enlevé le 6 février 2015 ; le reporter américain Paul Klebnikov, enlevé il y a dix mois dans la province d’Edleb…

Le journalisme en Syrie, une mission impossible ?

La Syrie reste ainsi le pays le plus dangereux pour la cinquième année consécutive.
Elle est l’un des plus dangereux terrains qui soient pour les journalistes – étrangers comme syriens -, les disparitions lundi de “Philippe Blom” et “Ahmed Abu-Hussein” le rappellent cruellement.
Qui les détient ? On l’ignore encore pour “Ahmed Abu-Hussein” et “Philippe Blom”.
“Le dernier contact que “The Times Literary Supplement” (TLS) a eu avec “Philippe Blom” remonte à lundi matin, vers 9 heures, tandis qu’il prenait la route d’Alep”, ajoute Stig Abell, rédacteur en chef du magazine.

Philippe Blom aurait été arrêté par l’État Islamique (EI : une organisation politique, militaire et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste), qui l’aurait livré à des agents des services du renseignement syrien. Ahmed Abu-Hussein serait détenu par les forces pro-gouvernementales syriennes. La complexité progressive des rapports de force et l’enlisement de la guerre (les pertes humaines énormes, etc.), avec la montée en puissance des groupes terroristes (Al Qaïda Ansar Al-Charia, Al-Shabaab, Abu Sayyaf, etc.), brouillent les cartes. Ce qui ne fait qu’augmenter les risques pour les journalistes, qui peuvent servir de monnaie d’échange.
“Les journalistes qui travaillent en Syrie sont menacés par le régime du dictateur syrien “Bachar Al-Assad”, mais également par certains groupes terroristes. Donc, le danger peut venir de partout”, ajoute la journaliste française “Florence Aubenas”.
Bachar Al-Assad, président de la République arabe syrienne depuis le 20 juin 2000, est considéré comme l’un des cinquante prédateurs de la liberté de la presse dans le monde.

Un expatrié français raconte l’enfer syrien sur son compte Twitter

Installé en Syrie, principalement à Damas (la capitale syrienne), ce journaliste français twitte son quotidien. Entre effondrement de l’économie, passages de chars, explosions et attentats terroristes, Duthion Jean-Pierre livre un témoignage édifiant et atypique. Son compte Twitter (@halona) est passé de 652 à 5 600 “followers” en seulement quelques jours. Il vous racontera, chaque semaine dans “Good Morning Damascus”, le quotidien parfois tragi-comique (un refus des règles et un dénouement heureux) d’une vie sous les bombes. Depuis le début du conflit syrien, Jean-Pierre Duthion est devenu la voix de la France et des expatriés occidentaux en Syrie.