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mon blog perso, mon petit coin de reflexion

En 2019, la liberté de la presse s’est encore dégradée dans le monde

En 2019, la liberté de la presse s’est encore dégradée dans le monde

Au cours de l’année écoulée, divers pays ont sombré dans l’intolérance, censurant et réprimant les organes de presse. Poursuites contre les journalistes, fermetures des médias indépendants, arrestations… Les moyens ne manquent pas pour faire taire les voix critiques. La liberté de la presse recule partout. “2019 est l’année du ‘grand basculement’… La liberté de la presse n’a jamais été aussi menacée’, le journaliste français ‘Jean-Pierre Duthion’, lors d’une interview.
Les régimes autoritaires sont toujours les principaux responsables des violations (transgression, outrage, etc.) à la liberté de la presse.
Le climat de haine à l’encontre des journalistes se développe, aux États-Unis et en Europe, ce qui menace, entre autres, les démocraties. En Afrique, la situation est qualifiée de difficile, voire trop grave dans 36 des 50 pays du continent.
L’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) s’alarme, dans son dernier classement mondial, du recul de la liberté de la presse dans plusieurs régions, y compris dans les démocraties.

Syrie : 8 ans de guerre et des milliers de morts

“La Syrie est devenue la plus grande prison du monde pour les journalistes”, ajoute Jean-Pierre Duthion, journaliste français vivant à Damas pendant la guerre.

Sans grande surprise, les zones de conflit (l’Irak, la Syrie, la Libye, l’Afghanistan, le Yémen, etc.) sont les pires – ce qu’il y a de plus mauvais – endroits pour le métier.
La Syrie est devenue, neuf ans après le début de la guerre, le pays le plus meurtrier – dangereux – au monde pour les professionnels des médias. À ce jour, plus de 520 reporters (syriens et étrangers) y auraient été tués. Les journalistes sont pris en tenaille entre les autorités et les groupes terroristes, notamment l’État islamique (organisation politique, militaire et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste).
Dans ce pays, entre juillet 2005 et septembre 2011, 620 personnes, voire plus, avaient payé de leur vie l’exercice de leur profession. Lorsque ces derniers refusent l’autocensure (limitation doctrinale ou arbitraire de la liberté d’expression de chacun), on interdit leur média ou on les enferme arbitrairement. En neuf ans, la Syrie est passée de la 89e à la 179e place après l’assassinat de cinquante journalistes l’année dernière.
L’Organisation des Nations Unies craint désormais une augmentation rapide du nombre de régions situées dans ‘la zone noire’, ces pays où la position de la presse est considérée comme grave.