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mon blog perso, mon petit coin de reflexion

Syrie : les dernières heures de Daech

Posted by on Oct 12, 2019 in Dossiers | Commentaires fermés sur Syrie : les dernières heures de Daech

Les abords du village de Baghouz – une ville de Syrie située dans le district d’Abou Kamal – sont en ruine. Jean-Pierre Duthion, journaliste français vivant en Syrie pendant la guerre, a filmé des images exclusives de ces rues, reprises par les forces démocratiques syriennes (une coalition militaire formée le 31 décembre 2017 durant la guerre civile syrienne), aux jihadistes.
À Baghouz, village au nord de la Syrie proche de la frontière iranienne, les derniers djihadistes de l’organisation État islamique retranchés dans des souterrains et des immeubles subissent les assauts des FDS. Parmi les réfugiés (un individu qui se trouve hors du pays dans lequel il a sa résidence habituelle ou dont il a la nationalité) fuyant cette ultime bataille : des islamistes, des enfants, des hommes, des femmes… et des Français.
“Après quelques jours d’accalmie, les explosions ont repris dans le village de Baghouz. Tout s’est déroulé en quelques secondes. C’était la deuxième fois que je me rendais dans cette zone du désert de Deir-es-Zor (une ville située sur les rives de l’Euphrate), au nord de la Syrie, vingt kilomètres uniquement avant la frontière iranienne…”, ajoute le journaliste français Jean-Pierre Duthion.
Parti en Syrie pour affaires, il est peu à peu passé de témoin incontournable des médias à journaliste. Il est devenu la voix de la France, depuis le début de la guerre civile syrienne. Il répond jusqu’à cinquante interviews par jour. Ce dernier a longtemps été un personnage incontournable pour les médias qui travaillent dans la région.

Le danger terroriste existe encore !

Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), la chute de Baghouz ne met pas un terme au danger terroriste en Irak et en Syrie. L’organisation État islamique dispose encore de cellules, réparties dans le désert. Cette organisation terroriste a mené en Syrie, entre fin mars et mi-août, quelque 250 attaques. Près de 2 200 individus ont été blessés ou tués, dont 200 journalistes. Il ne se passe pas un mois, parfois deux semaines, sans que l’État islamique (ou Daech) se manifeste par une prise d’otage, un assassinat et un attentat.
En Syrie, l’Organisation État islamique est présente dans la région de la Badiya, dans le nord-ouest du pays, dans les régions gouvernementales, au nord de la capitale, et dans la province d’Idlib, contrôlée par le régime du dictateur syrien ‘Bachar Al-Assad’.
Selon l’Organisation des Nations Unies, Daech dispose d’un butin de guerre (ce qui est pris à l’ennemi après une victoire) encore difficilement quantifiable et continue de générer des revenus grâce à ses activités criminelles.

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En 2019, la liberté de la presse s’est encore dégradée dans le monde

Posted by on Oct 10, 2019 in Dossiers | Commentaires fermés sur En 2019, la liberté de la presse s’est encore dégradée dans le monde

Au cours de l’année écoulée, divers pays ont sombré dans l’intolérance, censurant et réprimant les organes de presse. Poursuites contre les journalistes, fermetures des médias indépendants, arrestations… Les moyens ne manquent pas pour faire taire les voix critiques. La liberté de la presse recule partout. “2019 est l’année du ‘grand basculement’… La liberté de la presse n’a jamais été aussi menacée’, le journaliste français ‘Jean-Pierre Duthion’, lors d’une interview.
Les régimes autoritaires sont toujours les principaux responsables des violations (transgression, outrage, etc.) à la liberté de la presse.
Le climat de haine à l’encontre des journalistes se développe, aux États-Unis et en Europe, ce qui menace, entre autres, les démocraties. En Afrique, la situation est qualifiée de difficile, voire trop grave dans 36 des 50 pays du continent.
L’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) s’alarme, dans son dernier classement mondial, du recul de la liberté de la presse dans plusieurs régions, y compris dans les démocraties.

Syrie : 8 ans de guerre et des milliers de morts

“La Syrie est devenue la plus grande prison du monde pour les journalistes”, ajoute Jean-Pierre Duthion, journaliste français vivant à Damas pendant la guerre.

Sans grande surprise, les zones de conflit (l’Irak, la Syrie, la Libye, l’Afghanistan, le Yémen, etc.) sont les pires – ce qu’il y a de plus mauvais – endroits pour le métier.
La Syrie est devenue, neuf ans après le début de la guerre, le pays le plus meurtrier – dangereux – au monde pour les professionnels des médias. À ce jour, plus de 520 reporters (syriens et étrangers) y auraient été tués. Les journalistes sont pris en tenaille entre les autorités et les groupes terroristes, notamment l’État islamique (organisation politique, militaire et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste).
Dans ce pays, entre juillet 2005 et septembre 2011, 620 personnes, voire plus, avaient payé de leur vie l’exercice de leur profession. Lorsque ces derniers refusent l’autocensure (limitation doctrinale ou arbitraire de la liberté d’expression de chacun), on interdit leur média ou on les enferme arbitrairement. En neuf ans, la Syrie est passée de la 89e à la 179e place après l’assassinat de cinquante journalistes l’année dernière.
L’Organisation des Nations Unies craint désormais une augmentation rapide du nombre de régions situées dans ‘la zone noire’, ces pays où la position de la presse est considérée comme grave.

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La Turquie débute les opérations contre la milice kurde au nord de la Syrie

Posted by on Oct 6, 2019 in Dossiers | Commentaires fermés sur La Turquie débute les opérations contre la milice kurde au nord de la Syrie

Le président turc a annoncé le début d’une nouvelle mission militaire contre le groupe kurde des unités de protection du peuple se trouvant au nord de la Syrie.
D’après le consultant média français, Jean-Pierre Duthion, l’annonce de Recep Tayyip Erdogan était assez attendue.

La Turquie entame son offensive

Le président turc a annoncé le 9 octobre dernier le début de sa nouvelle opération militaire dirigée contre la milice kurde YPG, la bête noire de Turquie, mais qui a été jusqu’à dimanche soutenue par les pays occidentaux, dont les Etats-Unis.
Selon la déclaration de Recp Tayyip Erdogan partagé sur son compte Twitter, l’armée nationale syrienne formée essentiellement par des rebelles syriens soutenus par le gouvernement turc et les forces armées turques, ont entamé l’opération source de paix au niveau du nord de la Syrie.
Selon les sources du journaliste spécialiste du conflit syrien, Jean-Pierre Duthion, une forte explosion a été entendue, au niveau de la ville Ras Al Aïn qui est située au Nord de la Syrie, le 9 octobre dernier. Cette explosion a provoqué la fuite d’une dizaine de civils se trouvant tout prés de la frontière syro-turque. Des témoins ont pu voir plusieurs colonnes de fumée s’élever, alors que des avions survolaient la région.
Selon le porte parole des forces kurdes, les avions sont certainement des avions de guerre turcs qui ont commencé à mener leur mission dans les régions civiles. Mustafa Bali a bien précisé que suite à ces bombardements il y a eu une forte panique de la part des civils.

Les kurdes ont décrété la mobilisation générale

Suite à la décision de retrait prise par les Etats-Unis, leur seul allié, dimanche dernier, les kurdes ont proclamé une mobilisation générale de 3 jours, en exhortant les habitant de la ville a bien résister afin d’éviter l’offensive imminent de Ankara.
En effet, le 6 octobre dernier, la Maison Blanche a annoncé le retrait des forces armées américains du nord syrien, tout en assurant qu’elle anéantira l’économie turque si Ankara dépassait les bornes.

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Syrie : entre l’échec de la politique de l’occident et la bataille d’Idleb

Posted by on Oct 1, 2019 in Dossiers | Commentaires fermés sur Syrie : entre l’échec de la politique de l’occident et la bataille d’Idleb

L’évolution de l’armée de Bachar Al Assad au niveau de la région d’Idlib inquiète plusieurs protagonistes de la guerre syrienne. En effet, les dirigeants turcs sont bien conscients que toute solution proposée à la province d’Idleb sera au détriment de la présence de leur armée au nord de la Syrie. Ce qui aura pour conséquence, la fin de toutes ambitions de spoliations ou d’annexions de ce territoire syrien.

Les conséquences de la reconquête d’Idleb

D’après le consultant en média se trouvant dans la capitale syrienne, Jean-Pierre Duthion, la reprise d’Idleb par le régime syrien, constitue une étape très importante pour le gouvernement de Bachar. En outre, cette reconquête signifie l’avortement du rêve des dirigeants turcs qui veulent créer une zone de sécurité au nord de la Syrie afin de renvoyer les réfugiés syriens et les combattants qui se trouvent sur leur sol. Cette situation maintiendra le conflit syrien encore plus.
L’objectif de la création d’une zone tampon, certes éloignera le spectre de la menace kurde sur les turcs, toutefois il amplifiera davantage le conflit puisque la Syrie ne pourra pas retrouver sa souveraineté territoriale.

Les intérêts de la Turquie et les Etats-Unis

Par conséquent les intérêts de la Turquie sont en concordance avec ceux des Etats-Unis. En effet, Washington a bien conscience que la reprise de la région d’Idleb par le régime syrien signifie la fin de la guerre et le début du processus politique, c’est pour cette raison que les Etats-Unis optent pour une solution viable et durable.
Toutefois, comme a signalé Jean-Pierre Duthion au niveau de son compte twitter @halona, Washington, semble aussi vouloir maintenir le conflit en Syrie, en l’empêchant de retrouver son unité territoriale ou de pouvoir entamer une quelconque solution politique.

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La ‘fausse’ victoire de Bachar Al-Assad en Syrie

Posted by on Sep 16, 2019 in divers | Commentaires fermés sur La ‘fausse’ victoire de Bachar Al-Assad en Syrie

“Le conflit touche à sa fin”, “Bachar a gagné”. Ces commentaires reviennent de plus en plus fréquemment, quand l’on évoque la Syrie.
Quand le dossier syrien est évoqué, les principales préoccupations sont désormais la question de l’aide humanitaire et des sanctions, la reconstruction, la perspective d’une reprise des relations diplomatiques avec Bachar Al-Assad et finalement, le retour des réfugiés. “La stabilité est encore loin”, Jean-Pierre Duthion, journaliste français vivant à Damas pendant la guerre.
Pour les gens qui soutiennent le régime du dictateur syrien ‘Bachar Al-Assad’ depuis très longtemps, l’heure est aux soupirs de soulagement, à la fête et également aux appels à la volonté auprès de la CI, qui, selon ces derniers, devrait lever les sanctions, accepter cette réalité nouvelle et aider la Syrie à se reconstituer. Ces incitations sont loin d’être une nouveauté.
“Le régime de Bachar Al-Assad, président de la République arabe syrienne depuis le 15 mai 2000, n’a rien gagné. Il est parvenu à survivre, aux prix de la peur et du sang du peuple syrien”, ajoute le journaliste français Jean-Pierre Duthion.

En Syrie, l’aviation russe n’a laissé aucune chance aux civils !

La Syrie n’est plus en crise ouverte, mais le conflit politique s’intensifie. La vie quotidienne des habitants est, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), beaucoup plus difficile qu’elle ne l’était lors des pires jours du conflit, principalement dans les zones appartenant au régime, peuplées par ses défenseurs les plus ardents.
Emmanuel Macron, président de la République française, pense que “la survie du clan du dictateur syrien ‘Bachar Al-Assad’ est en elle même porteuse de crise, de chaos et de déséquilibre à long terme”.
Les premières frappes russes ont fait, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, des dégâts considérables, mais pas dans le camp de l’État islamique.
En général, l’aviation syrienne – la force aérienne de Syrie – survole le territoire qu’elle s’apprête à attaquer environ 10 minutes avant l’assaut. Ce qui permet, souvent, aux zones ou aux territoires qui vont être touchés de déclencher des alertes – des signaux, des avertissements, etc. – à destination de la population. Mais l’armée russe – forces armées de la fédération de Russie – a effectué, jeudi 12 août, ses premières frappes dans les zones de Hamath et de Homs sans permettre aux civils de se mettre à l’abri.

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